Nous avons 46 visiteurs en ligne

 

   

 

Les patrons de la SNCBsont venus présenter au Parlement wallon le plan d’investissement 2013-2025. Toujours insuffisant, selon le ministre Henry.

 

C’est une première. Après avoir présenté le plan d’investissement 2013-2025 aux députés fédéraux, les patrons de la SNCB, de la SNCB Holding et d’Infrabel sont venus présenter leur vision de l’avenir du rail belge aux parlementaires wallons de la Commission Mobilité. Une vision qui devrait coûter quelque 26 milliards dont 2 réservés à des projets décidés par les Régions et sur base de la fameuse clé de répartition 60-40 entre Flandre et Wallonie.

 

Trois présentations circonstanciées qui vont toutes dans le même sens : sortis des investissements en matière de sécurité sur laquelle on ne badinera pas (les suites des exigences de la commission parlementaire sur l’accident de Buizingen), il ne faut pas rêver : les nouveaux projets peuvent globalement aller à la gare, comme on dit.

 

Donc, en 2025, tous nos trains seront équipés du système ETCS qui les freine en cas de feu rouge grillé.

 

Pour le reste, circulez, y a rien à voir. Ou presque

 

Infrabel résume d’ailleurs à merveille la situation : elle a élaboré 4 scénarios : basique, moyen, ambitieux et… «conclave» (en fonction des moyens actuels, donc).

 

Dans les quatre, la sécurité obtient un maximum de crédits. Pour ce qui est d’augmenter la ponctualité en revanche, on note de «petits efforts possibles » dans la version «conclave ».

 

Rayon extension des projets en cours et élaboration de nouveaux projets, les possibilités sont limitées dans l’option «conclave ». Pour laquelle Infrabel pense raisonnable de compter sur un budget de 15,4 milliards. Soit deux fois moins que le scénario «ambitieux » pour ne pas dire utopique. Autant dire que des projets comme la gare sous l’aéroport de Gosselies sont morts.

 

Les projets wallons restent à quai

 

Les projets wallons, parlons-en. Selon la fameuse étude Tritel, 35 projets concrets sont à envisager pour remettre la Wallonie sur de bons rails.

 

Il y a quelques semaines, la SNCB, au moment de rendre son Plan Pluriannuel d’Investissement, avait fait savoir qu’à peine trois d’entre eux étaient envisageables.

 

Dans le fameux scénario «conclave », on ne trouve virtuellement que des croix rouges au regard de l’intitulé des projets.

 

Il faut dire aussi que sur les 2 milliards consacrés aux régions, pas plus de 500 millions devraient revenir à la Wallonie. Si la Wallonie veut plus de projets réalisés, qu’elle paye elle-même dit entre les lignes la SNCB.

 

Raison pour laquelle le ministre de la Mobilité, Philippe Henry, fera passer au gouvernement wallon ce jeudi une note dans laquelle il rappelle que c’est au fédéral, et non aux régions, à assumer le développement du rail.

 

Et Henry de retaper sur le clou : les moyens prévus dans le plan de la SNCB sont insuffisants et ne rencontrent pas l’objectif d’accroissement du réseau.

 

Le gouvernement wallon l’a donc chargé d’une mission : aller replaider la cause du rail wallon auprès de la SNCB afin qu’une bonne partie des 35 projets dégagés puisse se réaliser d’ici 2025.

 

Au vu de ce que la SCNB est venue présenter mardi à Namur, on se demande si le gouvernement wallon ne déraille pas un peu …

   

Source: L'Avenir.net - 06/03/13

   
 

CPR certification onlineCPR certification CPR certification online
cpr certification online
cpr certification onlineCPR certificationcpr certification online