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Imaginez une autoroute qui est fermée chaque dimanche ou une route nationale fermée à la circulation chaque jour de 23h jusqu’au lendemain matin. Imaginez que l’on vous impose de respecter durant des années des limitations de vitesse pour des travaux dont vous ne voyez aucune trace et qu’au final votre trajet soit finalement fermé au moment où ces fameux travaux débutent réellement. Surréaliste ? Certes, sauf pour le voyageur ferroviaire ...

Imaginez une autoroute qui est fermée chaque dimanche ou une route nationale fermée à la circulation chaque jour de 23h jusqu’au lendemain matin. Imaginez que l’on vous impose de respecter durant des années des limitations de vitesse pour des travaux dont vous ne voyez aucune trace et qu’au final votre trajet soit finalement fermé au moment où ces fameux travaux débutent réellement.

Surréaliste ? Certes, sauf pour le voyageur ferroviaire, qui subit les conséquences de la politique d’Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire. Une des deux lignes entre Anvers et Bruxelles est tout simplement fermée le dimanche. Aucun train ne peut y circuler. Le dernier train de Bruxelles vers la capitale Wallonne part déjà à 22h30 parce qu’à 23h la ligne passe en mode « nocturne ».

En décembre 2014 vous avez été nombreux à constater que votre temps de parcours avait augmenté. Ces minutes supplémentaires ont été incorporées par Infrabel et la SNCB afin de tenir compte des ralentissements liés aux travaux d’entretien et d’améliorer la ponctualité. Dans les faits, la ponctualité ne s’est pas améliorée et dès que les travaux débutent, Infrabel décide de plus en plus souvent de fermer totalement votre ligne. En février, mars et avril il n’y aura quasiment pas de trains pendant neuf dimanches entre Hasselt et Tongres. En 2016 la ligne reliant Bruxelles à Ostende a été en travaux pendant 16 weekends – soit 1 sur trois – avec pour conséquences des trains supprimés et des modifications de parcours. TreinTramBus et Navetteurs.be ne doutent pas de la nécessité d’effectuer ces travaux d’entretien du réseau, mais n’y a-t-il pas moyen de limiter l’impact pour le voyageur ?

Pire encore, Infrabel envisage à présent d’effectuer plus des travaux pendant la journée au lieu de les effectuer de nuit. Cette nouvelle méthode s’appelle la « massification des travaux » et implique des mises à voie unique et, par conséquent inévitablement des suppressions de trains. Sur les nombreuses lignes à voie unique que compte le réseau belge les conséquences seront encore plus lourdes étant donné que plus aucun train ne circulera durant ces travaux. Cette politique d’Infrabel a des conséquences néfastes pour la SNCB et ses usagers. Le voyageur devra plus souvent se contenter d’un bus au lieu d’un train, accusera plus de retards et sera confronté à des pertes de correspondances. Bref, la « massification » est la solution idéale pour vider massivement les trains de leurs voyageurs et ce au profit de la voiture.

En tant que gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel assure une mission de service public qui consiste entre autres à mettre à la disposition des entreprises ferroviaires un réseau performant et bien entretenu. Si une modification temporaire des horaires s’impose Infrabel doit, comme le stipule l’article 5 du Contrat de Gestion, « mettre tout en œuvre afin que ces modifications soient compatibles avec les objectifs stratégiques de ces entreprises ». A notre avis la massification envisagée va à l’encontre de cette obligation. Infrabel fait exactement le contraire de son homologue Néerlandais Prorail. Après concertation avec tous les acteurs concernés, y compris bien évidemment les voyageurs, les Pays-Bas ont rebroussé chemin et décidé d’éviter autant que possible des coupures de ligne en journée au profit de travaux nocturnes. Infrabel abuserait-il de sa position de monopole comme gestionnaire du réseau pour exercer une pression sur le Gouvernement Fédéral ?

Cette attitude, au détriment de la SNCB et du voyageur ferroviaire, est inadmissible et ne dispense en aucun cas le Gouvernement Fédéral de devoir assurer que, tant Infrabel que la SNCB, puissent disposer des moyens nécessaires afin de mener à bien un service ferroviaire de qualité.

Voilà pourquoi nous demandons qu’une table ronde soit organisée dans les plus bref délais, en mettant autour de la table Infrabel, la SNCB, les autorités de tutelle et les représentants des voyageurs.

Une carte blanche de 

Stefan Stynen Gianni Tabbone
Président TreinTramBus Président Navetteurs.be

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