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Plus de six mois après le lancement de son nouveau Plan de transport 2017, la SNCB n’a toujours pas trouvé la recette (miracle ?) pour améliorer la ponctualité. Pire encore, la situation se dégrade au grand dam des navetteurs qui ne savent plus à quel train se vouer. De l’aveu des dirigeants, si l’entreprise ne fait rien, son bilan de trains à l’heure à fin 2018 sera encore plus catastrophique qu’en 2017 !

La SNCB avait promis aux usagers du rail des améliorations avec le nouveau plan de transport. C’est clairement un bilan négatif pour la nouvelle patronne de la SNCB, Sophie Dutordoir, arrivée aux commandes de l’entreprise ferroviaire en mars 2017.

« Bientôt, on devra se contenter d’une ponctualité à 50% ! »

L’aggravation de la ponctualité des trains sur le réseau belge ne surprend guère Gianni Tabbone, administrateur de Navetteurs.be. « Nous ne recevons plus les chiffres de la ponctualité mais, de ce qui remonte des navetteurs, je ne peux que confirmer cette baisse, principalement aux heures de pointe. On nous a annoncé des solutions avec l’arrivée du nouveau Plan de transport en décembre 2017, mais ce n’est pas le cas. »

Le verdict est implacable. Et l’explication tout aussi limpide: « On paie la baisse des investissements au niveau du rail depuis les années 80. Pour nous, l’équation est vite faite: si les politiques ne prennent pas leurs responsabilités, on ne remplira pas les objectifs ».

Pour Gianni Tabbone, la responsabilité est partagée entre Infrabel (gestionnaire du réseau), pointée du doigt pour des pannes au niveau de l’infrastructure, et la SNCB (exploitant) où «les pannes sont de plus en plus fréquentes au niveau du matériel. Mais pour une bonne partie, la faute est due à la réduction de personnel, qui ne dispose pas des ressources nécessaires pour préparer les trains. Il y a un problème de gestion et un problème de gestion humaine.

Et Gianni Tabbone de prévenir: « Ce n’est pas en diminuant les objectifs de ponctualité qu’on réglera la situation. C’est comme si on disait à un enfant qui n’a pas obtenu 60% à l’école qu’on allait baisser la moyenne à 50%. À ce rythme, dans quelques années on devra se contenter d’une ponctualité à 50% ! »

L'Avenir, Ven. 10 aoû. 2018 - F.-X. G.

 

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